Pour d'autres news, suivez moi sur Twitter RSS FaceBook

vendredi 27 février 2015

L'ancien président Daniel Baudin tire à tout va sur Gottéron



L'ancien président de Gottéron de novembre 2006 à 2010 livre une dure analyse sur une pleine page dans La Liberté du jour, tirant sur tous les étages du club, morceaux choisis :

Comité : «Le comité est devenu un groupe de fans isolé dans sa loge tout en haut. Il manque le contact avec les gens. Quand les dirigeants arrivent à leur table pour manger avant le match, ils ne saluent personne. Et pourtant, ils sont entourés de sponsors... Aujourd’hui, il n’y a plus aucun lien nulle part.».

«Même le capitaine de l’équipe (Beni Plüss) s’est adressé à moi alors qu’il ne trouvait pas le dialogue qu’il cherchait au sein du club… C’est impossible que tout fonctionne quand on entend ça!»

«Je pense qu’il n’y a pas les bonnes personnes aux bonnes places». «Par exemple, Charles Phillot - ce n’est pas l’homme que je vise - n’était pas fait pour le poste de président. Trop de responsabilités ont été confiées à Raphaël Berger. Il est tout seul, encore jeune et il manque d’expérience.» Un véritable patron: voici ce qu’il semble manquer au club fribourgeois. «Deux présidents ont tenu la baraque: Laurent Haymoz et moi», affirme le semi-retraité. «Le décès de Laurent Haymoz en février 2013 a été une catastrophe. Il y a eu un président ad interim (Michel Volet), puis un président nommé de force (Charles Phillot). Laurent Haymoz voulait former Raphaël Berger qui avait obtenu son diplôme de manager sportif après avoir rangé ses patins pour qu’il devienne directeur général. Mais cette formation aux côtés de mon successeur n’a jamais été terminée.»

Communication : La communication est un désastre vis-à-vis de la presse, mais aussi des spectateurs, des sponsors et à l’interne. On a perdu la famille Gottéron. Elle est totalement disloquée alors qu’on avait eu grand peine à remettre tout le monde ensemble: la Crosse d’or, les sponsors, les fans…»

Joueurs : «On a engagé des joueurs chers, comme Helbling ou Monnet, de façon précipitée! On a aussi prolongé d’autres contrats pour de longues durées sans véritable réflexion. Lorsque j’étais président, il y avait beaucoup de travailleurs et un seul joueur cher en plus des étrangers: Sandy Jeannin. Aujourd’hui, il y en a cinq ou six et certains assez âgés! Tout cela a précipité la dégringolade. Je n’ai pas été dans le vestiaire, mais il faut une bonne ambiance pour obtenir des résultats. C’était le cas à l’époque. Cela ne l’est visiblement plus.»

«Toutes les décisions prises au niveau technique manquent de cohésion», insiste l’ancien homme fort. «Le président ne connaissait pas ce monde-là et Raphaël Berger a été dépassé par les événements. On ne peut pas se contenter exclusivement de joueurs de talent. Sur la glace, il faut aussi des gratteurs. Il suffit de voir les statistiques déplorables de certains joueurs pour se rendre compte qu’il y a un problème… On n’a plus voulu de Botter, de Birbaum ou même de Lauper qui avaient pourtant tous un rôle utile.» 

Finances : «L’exercice va boucler sur une perte financière. C’est inévitable en payant des salaires à double. Nous avions consolidé les finances. On se retrouve enfoncé dans le rouge.»,

Mais que l'on se rassure, certains secteurs fonctionnent: l’administration, la comptabilité et le mouvement juniors avec un bon encadrement et des entraîneurs compétents.